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Un outil, une méthode, un métier : construire et incarner sa place de thérapeute

il y a 2 heures
7 min de lecture


Chez Généapsy, toutes les formations n’ont volontairement ni la même durée, ni les mêmes prérequis, ni la même ambition.

Parce qu’apprendre un outil, intégrer une méthode

ou se préparer à exercer un métier sont trois processus d’apprentissage profondément différents.


Jamais les savoirs thérapeutiques n’ont été aussi accessibles.

Quelques heures de vidéo permettent aujourd’hui de découvrir un concept.

Un week-end peut suffire à apprendre le maniement d’un outil.

Des formations en ligne rendent accessibles, parfois pour quelques dizaines d’euros,

des connaissances autrefois réservées à des cursus beaucoup plus difficiles d’accès.

Cette démocratisation du savoir n’est pas, en elle-même, un problème.

Elle peut même être une chance considérable.


À une condition : ne pas confondre ce qui a été transmis.


Car apprendre un outil, se former à une méthode et se préparer à exercer un métier ne relèvent ni du même processus, ni du même temps, ni de la même responsabilité.


Apprendre un outil : enrichir ce que l’on sait déjà faire


Un outil est un dispositif que l’on apprend à utiliser dans un cadre donné.

Le génogramme en est un.

Certains protocoles de constellation ou de configurations en sont d’autres.

Une technique d’entretien, un dispositif d’écriture ou une grille de lecture peuvent également constituer des outils.

Pour un professionnel disposant déjà d’une formation clinique et d’un cadre d’exercice,

une formation courte peut parfaitement être pertinente.

Il vient chercher quelque chose de circonscrit : une nouvelle manière d’interroger une situation, un dispositif supplémentaire, un angle d’observation qu’il pourra articuler à ce qu’il sait déjà faire.


Dans ce cas, l’outil vient enrichir une pratique qui lui préexiste.


Il ne crée pas à lui seul la capacité à accompagner.

C’est une distinction essentielle : savoir utiliser un outil et savoir accompagner une personne avec cet outil sont deux compétences différentes.


Se former à une méthode : accepter de déplacer son regard


Une méthode engage davantage.

Elle ne propose plus seulement un instrument supplémentaire.

Elle organise une certaine manière de regarder, d’écouter, d’interroger, de formuler des hypothèses et d’articuler différents éléments de la clinique.

Se former à l’analyse transgénérationnelle, par exemple, ne consiste donc pas à accumuler des protocoles utilisables successivement.

C’est apprendre à repérer autrement ce qui se présente dans un récit : les répétitions, les places, les ruptures, les transmissions, les silences, les appartenances, les représentations familiales.

Une méthode peut ainsi venir bousculer des habitudes professionnelles déjà constituées. Elle oblige parfois à suspendre certains automatismes pour en éprouver d’autres.


L’outil demande d’apprendre à faire. La méthode demande aussi d’apprendre à penser.


On pourrait l’imager simplement : l’outil, c’est le crayon ; la méthode, c’est apprendre à dessiner ; le métier, c’est devenir artiste.

Posséder le crayon ne suffit pas à savoir dessiner. Apprendre une technique de dessin ne suffit pas à devenir artiste. Et le talent lui-même, aussi précieux soit-il, ne dispense ni de l’apprentissage, ni du travail, ni de l’expérience.


Il en va de même dans les métiers de l’accompagnement. Une intuition clinique, une qualité d’écoute ou une sensibilité particulière à l’autre peuvent constituer de précieuses dispositions.

Elles ne remplacent ni la formation, ni la pratique, ni le travail sur soi, ni la supervision.

Entre l’outil que l’on acquiert et le métier que l’on exerce se construit progressivement quelque chose qui ne peut être livré avec un protocole : une pratique suffisamment éprouvée pour devenir singulière sans cesser d’être étayée.


Mais là encore, se former à une méthode ne transforme pas mécaniquement celui qui l’étudie en thérapeute.

Elle vient structurer, enrichir ou transformer une clinique existante ou en devenir.


Se former à un métier : apprendre à tenir une place


La question change profondément lorsqu’une personne ne cherche plus à enrichir une pratique existante, mais souhaite devenir thérapeute.

Car un métier d’accompagnement ne se résume pas à la somme des outils que l’on maîtrise.

On peut connaître de nombreux protocoles et manquer encore de ce qui permettra de comprendre ce qui est en train de se jouer dans une rencontre.


Quand intervenir ?

Quand attendre ?

Que faire lorsque l’outil prévu ne fonctionne pas ?

Comment entendre ce qui se déplace dans la relation ?

Comment reconnaître ce qui nous appartient dans ce que provoque le patient ?

Quand une situation excède-t-elle nos compétences ?

Quand faut-il demander de l’aide, superviser, orienter ?


Aucune fiche protocole ne répond définitivement à ces questions.


C’est pourquoi la construction d’une posture thérapeutique demande du temps : de la formation et de la théorie, certes, mais également de l’expérience clinique, un travail thérapeutique personnel suffisamment approfondi, de la supervision, la confrontation à des situations différentes, des erreurs élaborées et, progressivement, une capacité à reconnaître ses propres limites.


Le métier demande d’apprendre à tenir une place.


Et cette place ne peut pas être remise à l’apprenant avec son certificat.


« Certifié » : mais certifié de quoi ?


Le vocabulaire de la formation peut entretenir une confusion supplémentaire.

Le terme certifiant est souvent compris spontanément comme la garantie qu’une formation permettrait d’exercer un métier.

Ce n’est pas ce que le mot permet, à lui seul, de conclure.

Il faut regarder précisément ce qui est certifié, par qui, selon quel référentiel et avec quelle reconnaissance.

France compétences distingue notamment les certifications professionnelles enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), correspondant à des qualifications professionnelles, et les certifications ou habilitations du Répertoire spécifique, portant sur des compétences professionnelles complémentaires.

Et toutes les attestations ou certifications délivrées par des organismes de formation ne relèvent pas nécessairement de ces répertoires. Généapsy non plus.


La bonne question n’est donc pas seulement :

« Cette formation est-elle certifiante ? »

Mais :

« Qu’est-ce que cette certification atteste précisément que je sais faire ? »


Une formation courte n’est pas une mauvaise formation


La durée ne constitue d’ailleurs pas, à elle seule, un critère de qualité.

Une formation de deux jours peut être excellente si elle annonce clairement ce qu’elle permet d’acquérir en deux jours.

Une formation en ligne à prix très accessible peut transmettre remarquablement un concept, un outil ou une compétence précisément délimitée.


Le problème apparaît lorsque la promesse devient disproportionnée par rapport à ce qui peut raisonnablement être construit dans le temps proposé.

On peut transmettre rapidement un outil.

On peut ouvrir rapidement une nouvelle perspective.


On ne peut pas condenser artificiellement l’expérience.


Et lorsque la formation concerne l’accompagnement psychique, cette distinction engage davantage que la satisfaction de l’apprenant.


Car derrière l’apprenant, il y aura un patient


C’est probablement le point auquel nous sommes le plus attachés chez Généapsy.

Lorsqu’un organisme forme un professionnel de l’accompagnement, il ne travaille jamais seulement avec celui qui est assis dans la salle de formation.

Derrière lui se trouvent déjà, symboliquement, les personnes qu’il accompagnera demain.

Certaines lui confieront leur histoire familiale. D’autres leurs traumatismes, leurs deuils, leurs relations, leurs fragilités ou des périodes particulièrement vulnérables de leur existence.

Elles ne sauront pas nécessairement distinguer ce que leur praticien maîtrise, ce qu’il vient seulement d’apprendre et ce qu’il n’a encore jamais suffisamment éprouvé.


C’est donc aussi à celui qui forme de ne jamais laisser croire à l’apprenant qu’il est préparé à davantage que ce à quoi il a réellement été préparé.

Pour nous, cette retenue fait partie de l’éthique de la formation.


Transmettre sans fabriquer des praticiens à notre image


Reste alors une difficulté : transmettre suffisamment sans demander à l’autre de penser comme nous.

Former n’est pas réduire progressivement l’écart entre la pensée de l’apprenant et celle du formateur.

Nous pouvons transmettre des concepts, une histoire, des outils, des distinctions, une méthodologie et un cadre. Nous pouvons confronter des hypothèses à la clinique, attirer l’attention sur un angle mort, questionner une intervention ou ouvrir une autre piste.

Mais si, au terme de sa formation, l’apprenant cherche seulement à deviner ce que son formateur aurait fait à sa place, quelque chose de la transmission a échoué.

L’objectif est ailleurs.

Il consiste progressivement à lui permettre de construire une pensée clinique suffisamment étayée pour qu’elle puisse devenir autonome, et suffisamment humble pour qu’elle sache revenir vers la théorie, la formation ou la supervision lorsqu’elle rencontre ses limites.


Nous ne cherchons donc pas à remplacer une clinique antérieure par une « clinique Généapsy », ni à nous substituer à la responsabilité professionnelle de ceux que nous formons.


Nous travaillons avec ce que les professionnels apportent déjà : leur formation, leur expérience, leur sensibilité clinique, leurs références et leur manière singulière de rencontrer les personnes qu’ils accompagnent.

Nous leur transmettons ce que l’analyse transgénérationnelle et les constellations familiales peuvent ajouter, déplacer ou parfois questionner.

Puis vient un moment où il faut savoir laisser l’autre penser par lui-même et prendre ses responsabilités de praticien.


Alors, que venez-vous vraiment chercher en formation ?


C’est peut-être même la première question à clarifier avant de choisir une formation et celle que nous cherchons à préciser avec vous lors de nos entretiens pédagogiques.


Vous cherchez un outil ?

Les formations OUTILS TRANSGÉ sont conçues pour apporter à des professionnels des dispositifs précisément délimités, destinés à enrichir une pratique existante.


Vous souhaitez intégrer une méthode ?

Les formations MÉTHODES TRANSGÉ permettent d’aller plus loin : comprendre une approche, en éprouver les concepts et modifier progressivement la manière dont certaines situations cliniques sont pensées.


Vous construisez ou approfondissez un métier ?

Les PARCOURS TRANSGÉ inscrivent les apprentissages dans la durée, avec une progression pédagogique, de la pratique, de l’élaboration et les espaces nécessaires à la construction d’une posture professionnelle.

Alors acceptez que cela prenne du temps.


Vous avez besoin d’éprouver ce que vous avez appris ?

IMMERSION TRANSGÉ ouvre un autre espace : celui de l’expérience intensive, du travail de posture et de l’intégration de ce qui ne peut pas s’acquérir uniquement en distanciel ou sur des sessions courtes.

Car certains apprentissages demandent aussi d’être vécus, mis au travail et éprouvés dans la rencontre et son caractère immersif.


Et méfiez-vous peut-être d’une promesse qui devrait toujours nous rendre prudents lorsqu’il s’agit de clinique : celle de devenir rapidement ce que l’expérience seule permet progressivement de construire...

 




La direction pédagogique Généapsy.


Nos formations sont certifiées Qualiopi,

donc finançables.

Vous êtes peut-être éligible sans le savoir.

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